Un contexte exceptionnel pour une mesure temporaire
L’accueil de cet événement planétaire représente un défi logistique majeur pour les zones concernées par les épreuves.
Afin de répondre à la demande accrue des visiteurs et de garantir un service optimal dans les secteurs de la vente et des services, les autorités ont instauré une dérogation temporaire au repos dominical (C. trav., art. L 3132-3).
Cette mesure vise à dynamiser l’activité commerciale tout en assurant la fluidité de l’expérience pour les spectateurs internationaux (Loi n° 2026-201, 20 mars 2026, art. 42 : JO 21 mars 2026).
Elle ne s’appliquera que pour une période limitée, du 1er janvier au 31 mars 2030.
Concrètement, les établissements de vente au détail de biens ou de services situés dans les communes d’accueil des sites de compétition, ainsi que dans celles situées à proximité immédiate, pourront être autorisés à ouvrir leurs portes le dimanche.
Qui est concerné et comment ?
L’ouverture dominicale n’est pas automatique : elle est soumise à une autorisation préfectorale.
Le Préfet peut accorder cette dérogation après avoir consulté les acteurs locaux (mairies, chambres de commerce, organisations professionnelles).
Cette mesure vise principalement les commerces de détail — comme les magasins de sport, l’alimentaire, ou l’habillement — qui devront répondre à la demande accrue des visiteurs et des athlètes.
Quelles garanties pour les salariés ?
Le recours au travail le dimanche durant cette période exceptionnelle est strictement encadré pour protéger les salariés :
- Le principe du volontariat : Le travail le dimanche doit reposer sur le volontariat du salarié (Code du travail, article L 3132-25-4, alinéa 1). Le refus de travailler un dimanche ne peut constituer ni une faute, ni un motif de licenciement.
- Le droit de rétractation : Un salarié ayant accepté de travailler le dimanche peut revenir sur sa décision, sous réserve d’en informer son employeur par écrit en respectant un délai de prévenance (fixé à 10 jours francs).
- Les contreparties obligatoires : La loi impose que les salariés travaillant le dimanche bénéficient de contreparties, qui prennent généralement la forme d’un repos compensateur et d’une majoration de salaire (Code du travail, article L 3132-27).
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